La théorie psycho-historique de l'art

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Abstract

Une des tendances les plus insistantes de la philosophie contemporaine réside dans le mot d'ordre de la naturalisation, c'est-à-dire le projet de rendre compte de l'ensemble des faits humains sur la seule base des méthodes s'appliquant à l'étude de la nature. Trouvant ses sources en épistémologie, elle a progressivement touché les sciences humaines et cognitives et les divers domaines de la philosophie.

L'esthétique constituerait-elle une discipline à part où la naturalisation ne serait pas susceptible d'apponter un éclairage ou de stimuler de nouvelles approches ? Il serait aussi présomptueux de le penser, que naïf de tout en attendre. Certes la prévalence du subjectivisme souvent conjuguée avec la peur du réductionnisme ne semble pas la circonstance la plus favorable, mais c'est aussi une occasion de renouer avec les tentatives non abouties de bâtir une science de l'art.
Le présent ouvrage ne prétend pas faire un tour d'horizon exhaustif et encore moins fixer un cadre de référence. Il fournit quelques repères indispensables et fait émerger des questions qui engagent le sens et l'avenir de l'esthétique.
Original languageFrench
Title of host publicationNaturaliser l'esthétique?
Subtitle of host publicationQuestions et enjeux d'un programme philosophique
EditorsJacques Morizot
PublisherPresses Universitaires de Rennes
Pages75-85
Number of pages11
ISBN (Print)9782753529083
Publication statusPublished - 2014

Cite this

Bullot, N. (2014). La théorie psycho-historique de l'art. In J. Morizot (Ed.), Naturaliser l'esthétique? : Questions et enjeux d'un programme philosophique (pp. 75-85). Presses Universitaires de Rennes.